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L’invisible et la Conscience

Le mystère scientifique

Les neurosciences ont permis de comprendre beaucoup de choses sur le fonctionnement du cerveau :

  • l’activité des neurones
  • les réseaux de communication entre différentes régions cérébrales
  • les mécanismes de la perception, de la mémoire et de la décision.

Mais une question fondamentale demeure : comment l’activité biologique du cerveau devient-elle une expérience vécue ?

Certains philosophes et chercheurs parlent du “problème difficile de la conscience”.

La science peut expliquer de nombreux mécanismes du cerveau : comment nous percevons une image, comment nous réagissons à un stimulus, comment nous traitons l’information. Mais expliquer pourquoi il y a une expérience intérieure, pourquoi il y a “quelque chose que cela fait d’être nous”, reste beaucoup plus difficile.

La conscience : trois visions, une question

Aujourd’hui, plusieurs visions coexistent.
Pour certains, la conscience est produite par le cerveau : elle émerge de l’activité neuronale.
Pour d’autres, la conscience pourrait dépasser le cerveau : le cerveau ne la créerait pas, il la rendrait accessible, la structurerait, ou la “canaliserait”.
D’autres approches, enfin, suggèrent que conscience et matière pourraient dépendre d’un niveau plus profond décrit en termes d’information ou de relations.

Aucune de ces visions ne fait consensus. Elles ramènent toutes à une question simple :
le cerveau produit-il la conscience… ou la conscience dépasse-t-elle le cerveau ?C’est pourquoi la conscience demeure l’une des grandes frontières de la connaissance scientifique.

La conscience et certaines expériences humaines

Les expériences humaines inhabituelles interrogent particulièrement la relation entre le cerveau et la conscience.

Des phénomènes comme certaines expériences de mort imminente (EMI) ou le remote viewing sont souvent décrits comme impliquant des perceptions à distance : des personnes rapportent avoir perçu une scène, un lieu ou des informations sans accès sensoriel direct, parfois loin de leur corps ou de leur environnement immédiat.

Ces récits ne suffisent pas, à eux seuls, à établir un modèle scientifique. Mais ils deviennent difficiles à penser si l’on retient une définition strictement “neurono-centrée” de la conscience, où toute perception serait entièrement produite et contenue dans le cerveau.

C’est pourquoi les chercheurs dans le domaine des expériences extraordinaires optent pour l’hypothèse où le cerveau ne produirait pas la conscience ; il pourrait plutôt l’organiser, la canaliser ou la rendre accessible dans l’expérience humaine.

À ce jour, ces hypothèses restent débattues, et aucune ne fait consensus.

La part invisible de l’esprit : l’inconscient

Une grande partie de notre vie mentale se déroule en dehors de la conscience.

Nous prenons des décisions, formons des intuitions, reconnaissons des visages, apprenons des habitudes ou réagissons à des situations sans avoir accès à tous les processus qui les produisent.

Depuis Freud et les premiers travaux en psychologie, les chercheurs parlent d’inconscient pour désigner cette activité mentale qui échappe à la conscience immédiate.

Aujourd’hui, les neurosciences confirment que de nombreux processus cognitifs se déroulent sans que nous en ayons conscience : perception, mémoire implicite, traitement de l’information, préparation de l’action.

Cependant, l’inconscient reste difficile à définir précisément.
Il ne correspond pas à un “lieu” clairement identifiable dans le cerveau, mais plutôt à un ensemble de processus mentaux dont nous ne percevons que les résultats.

L’inconscient pourrait jouer un rôle dans certaines expériences humaines inhabituelles.

Pour cette raison, l’étude des expériences extraordinaires nécessite de prendre en compte plusieurs niveaux possibles d’explication, dont celui de l’activité inconsciente.

Charlotte Lemoine

Auteure